Kevin Llamas, histoire d’un titre

Discret, attachant et diablement rapide… Ce sont les trois mots qui nous viennent à l’esprit lorsque l’on aborde le sujet « Kevin Llamas ».

Discret car le garçon ne fait jamais de vagues lors d’une compétition et il vous suffira de passer quelques instants avec lui pour rapidement prendre note de sa gentillesse et humilité. Enfin, diablement rapide puisque KL100 vient de conquérir son premier titre de champion de France de pitbike dans la catégorie Pro, mettant ainsi un terme à la domination de Mike Valade.

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Un parcours solide

Avant d’en arriver la, le parcours de Kevin semble assez similaire à de nombreux pilotes. Un PW50 à trois ans, les débuts dans la ligue de Provence trois années plus tard et l’enchainement avec le championnat de France Minivert, le Junior, l’Elite et le SX Tour jusqu’en 2010 où il intègre le team Husqvarna Suisse. C’est en 2011 que tout bascule, Romain Gasquet, son ami, lui présente Laurent Delrieu qui l’engage en 12 Pro sur une BBR. De nombreux podiums viendront couronner une saison qui se soldera par une quatrième place finale. Changement d’équipe pour la saison 2012 avec une sixième place finale au championnat de France mais aussi et surtout la découverte du minisx de Las Vegas. Sans aucun complexe face aux américains, Kevin surprend. Dans des chronos similaires aux leaders, une chute en finale l’empêche de bien faire même si durant la « world finale » il décroche la quatrième place. Sans doute remarqué à ce moment là par Claudio Bucci, Kevin débarque dans l’écurie italienne en 2013 avec la lourde tâche de décrocher son premier titre français, mais aussi celui de continuer à faire gagner la Bucci.

2013, la confirmation

Et le duo fonctionne à merveille. D’entrée de jeu, Llamas se montre à la hauteur des attentes de ses partenaires technique. Doté d’un pilotage vif et précis, d’une vitesse en courbe faisant pâlir 98% du plateau, il pouvait prétendre au titre. Si les tablettes, et accessoirement l’histoire, retiendra que c’est son adversaire qui conserve la plaque de numéro 1, les observateurs avertis du milieu ne pourront reconnaitre que sans son absence (ndlr: son mariage!) lors de l’épreuve Cadurcienne, avant dernier round du championnat, ses chances étaient réelle. Le message envoyé, sans doute inconsciemment, est fort « si je veux, je peux! ». Compteur remis à zéro durant l’inter saison, 2014 s’annonce palpitant.

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En route vers le titre

Et d’entrée de jeu Llamas s’impose. Visiblement plus rapide que ses adversaires, vainqueur des 3 manches inaugurales à Saint Mamet, la route semble toute tracée. Mais les choses peuvent basculer très vite dans la moto tout terrain. A Nouan le Fuzelier, seconde épreuve du championnat de France, premier tour de la seconde manche, la mécanique s’enraille. Le pilote est à terre et se relèvera avec des côtes cassés. Mais conformément au message envoyé lors de la saison précédente « si je veux, je peux », Llamas est bien derrière la grille de départ de l’épreuve suivante à Bédée. Oui il souffre, oui c’est dur, mais il n’a aucune envie de laisser sa place. Deux manches victorieuses plus tard, le voila à nouveau dans la course au titre.

Et à partir de l’épreuve Bretonne, c’est l’hallali, personne ne sera en mesure de venir le contrer et la Bucci numéro 100 remporte toute les manches restantes. Auteur de statistiques impressionnantes sur l’année, il remporte le championnat avec 55 points d’avance sur un autre pilote Bucci, Mathieu Ambeis. La mission est remplie, une autre page peut maintenant s’ouvrir et cette fois, avec le numéro un sur la plaque avant …

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