Gauthier Gourjault, retour sur un titre

Même si il faisait parti des favoris, ce n’était pas la meilleur côte des bookmakers (si il y en a en mini). Non pas que Gauthier Goujault manque de vitesse de pointe, ni même que la Bucci n’était pas prête, rien de tout cela, le 338 n’était tout simplement pas l' »archi » favori, et pourtant…

Et puis il faut aussi reconnaitre qu’en début d’année, Gauthier ne souhaitait pas forcément, de son propre aveux, participer à l’intégralité du championnat. De l’eau au moulin pour ceux qui voyait le titre sur d’autres épaules. Mais la compétition est comme un vice qui dévore de l’intérieur. Il cède à la tentation et repart à l’assaut du championnat de France 88cc en 2014.

Sept ans de travail

Depuis sa prise de contact avec la discipline en 2007 ou ses réels début deux ans plus tard, sept années s’écouleront. Sept années durant lesquelles il progressera dans la hiérarchie du championnat de France Promotion (second en 2012), où il découvrira (et s’imposera en 10 Amat/2013) sur le minisx de Las Vegas, le championnat Anglais (88cc/2013) et deviendra un des piliers du championnat de France 88cc jusqu’à en être le champion en titre.

A la poursuite de Morgan Hervé. ©UPL

A la poursuite de Morgan Hervé. ©UPL

L’importance du matériel

Et ce titre revêt une saveur toute particulière. C’est non seulement son premier de champion de France, mais c’est aussi le premier en 88cc de la marque Bucci pour laquelle Gauthier et toute l’équipe UPower se bat corps et âmes depuis qu’ils en sont les distributeurs pour la France. Le matériel justement, un point spécifique dont le pilote prend soin de bien préparer. « J’ai eu la chance de progresser rapidement, bien sûr grâce à ma motivation, mais aussi et surtout grâce à l’appui d’une équipe technique au top. J’ai eu du matériel fiable et performant dès le début, le rêve de tout rider » nous confie Gauthier.

La maturité récompensée

Le championnat de France commencera pourtant timidement, victime d’un petit soucis lors de la toute première manche. Bataillant lors de la seconde manche pour la victoire, il s’inclinera en signant de bon chronos et repart de St Mamet avec la troisième place du provisoire. Mais la maturité aidant et partant du principe que l’on peut perdre le championnat une journée d’ouverture, mais qu’on ne le gagne pas, cette troisième place est la bienvenue. La seconde épreuve à Nouan le Fuzellier marque le tournant de la saison. Un constat s’impose, le pilote UPower/Bucci part en tête mais ne se libère vraiment qu’une fois que son adversaire de l’année, Morgan Hervé, le dépasse. La victoire dans la seconde manche officiera comma un déclic.

La confiance est maintenant total, l’entrainement porte ses fruits, les conseils de Sébastien Trottier aussi, les six manches disputées par la suite (Bedée, Berchères les Pierres et Cahors) seront pour lui. Il faudra malgré tout attendre la finale à Bellegarde pour parler de délivrance. Arrivé stressé par l’enjeu, Gauthier signe la pôle aux chronos avant de faire quelques erreurs durant la première manche. Suivant les conseils de son équipe qui le panneaute, Gauthier respire, se reconcentre et va chercher une quatrième place synonyme de titre. La joie dans le clan UPower est palpable. Non seulement Gourjault empoche son premier titre de champion de France et offre du même coup la récompense à Bucci, mais Kevin Llamas s’offre la catégorie Pro A, le succès est total.

A l’aube de la saison 2015, rien n’est encore fixé sur le sort du champion en titre qui semble faire du développement de la 150 Bucci F15 sa priorité. Sans doute une piste quand à sa futur catégorie…

©UPL

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